Tableau de diversification alimentaire bébé, mois par mois
Le tableau ci-dessous résume l'évolution des textures, des quantités et du nombre de repas entre 4 et 12 mois et plus, que la diversification se fasse à la cuillère ou en diversification menée par l'enfant (DME). Il complète notre guide dédié à la méthode DME, qui détaille le principe, l'âge de démarrage et les questions de sécurité : cette page se concentre sur le déroulé âge par âge, avec des repères à ajuster selon l'appétit et le rythme de chaque enfant, jamais comme un protocole à suivre à la lettre.
Principe, âge de démarrage, sécurité et matériel : le guide complet de la diversification menée par l'enfant.
Voir le comparatif →Publié le 15 septembre 2026 · La rédaction · mis à jour le 15 septembre 2026
Ce que montre ce tableau de diversification alimentaire
Trois axes suivis à chaque âge
Le tableau croise trois informations à chaque étape : la texture proposée (purée lisse, morceaux fondants, morceaux fermes), la quantité approximative et le nombre de repas dans la journée. Ces trois axes évoluent ensemble mais pas toujours au même rythme d'un enfant à l'autre, ce qui explique les fourchettes plutôt que des chiffres uniques.
Un repère, pas un protocole médical
Ce tableau reprend des repères généralement publiés sur la diversification alimentaire, à ajuster selon l'appétit, le poids et le développement de chaque enfant. Pour toute question de santé individuelle, allergie connue dans la famille ou retard de croissance, l'avis du pédiatre ou de la sage-femme qui suit l'enfant prime toujours sur un tableau générique.
Le tableau : 4-6, 6-8, 8-10, 10-12, 12 mois et plus
Comment lire les colonnes
La colonne texture indique la consistance proposée à cet âge, la colonne quantité une fourchette approximative par repas, et la colonne repas le nombre de prises alimentaires solides dans la journée, en plus du lait qui reste présent à tous les âges de ce tableau.
| Âge | Texture | Quantité par repas | Repas / jour |
|---|---|---|---|
| 4-6 mois | Purée lisse ou premiers morceaux fondants (DME) | 1 à 4 cuillères à café | 1 repas test |
| 6-8 mois | Purée moulinée, morceaux fondants sous la fourchette | 2 à 6 cuillères à soupe | 2 repas |
| 8-10 mois | Morceaux fermes, aliments écrasables aux gencives | 6 à 10 cuillères à soupe | 3 repas + goûter |
| 10-12 mois | Morceaux proches du repas familial, coupés petit | Portion enfant, variable | 3 repas + goûter |
| 12 mois et plus | Repas familial adapté, morceaux normaux surveillés | Portion enfant, croissante | 3 repas + goûter |
Un enfant qui mange moins qu'indiqué à un âge donné n'est pas nécessairement en difficulté : l'appétit varie fortement d'un enfant à l'autre et d'un repas à l'autre chez le même enfant.
4 à 6 mois : les premiers repas
Une texture très lisse, ou des morceaux fondants en DME
En diversification classique, le premier repas se présente en purée lisse, mixée finement, pour un enfant qui découvre une texture différente du lait. En DME, ce sont directement des morceaux cuits très tendres, de la taille d'un doigt d'adulte, que l'enfant porte lui-même à sa bouche.
Un seul repas test, souvent au moment du midi
Le premier repas solide se limite en général à une petite quantité, une à quatre cuillères à café en équivalent purée, proposée en plus des tétées ou biberons habituels, sans chercher à remplacer un repas de lait à ce stade.
6 à 8 mois : deuxième repas et morceaux fondants
Le passage à deux repas solides
Un deuxième repas solide s'ajoute généralement dans cette période, souvent le soir en plus du repas de midi déjà en place. La texture évolue vers une purée moins lisse, moulinée grossièrement, ou vers des morceaux un peu plus variés en DME.
Ce qui distingue la DME à ce stade
En DME, l'enfant continue de manipuler des morceaux entiers plutôt que des textures mixées, avec un bavoir couvrant souvent nécessaire tant les repas restent salissants à cet âge. En diversification classique, l'adulte contrôle davantage la texture donnée à la cuillère.
8 à 10 mois : morceaux et trois repas
Des morceaux plus fermes, à écraser aux gencives
La texture se rapproche d'aliments cuits tendres mais entiers, que l'enfant écrase entre les gencives plutôt qu'avec des dents (souvent encore peu nombreuses à cet âge). C'est la période où « manger avec les doigts » devient une compétence de plus en plus assurée.
Trois repas et l'apparition du goûter
Un troisième repas solide et un goûter viennent généralement compléter la journée entre 8 et 10 mois, avec des quantités qui augmentent progressivement, de l'ordre de 6 à 10 cuillères à soupe par repas selon l'appétit de l'enfant.
10 à 12 mois : vers le repas familial adapté
Des morceaux coupés petit plutôt que mixés
À cette étape, une grande partie du repas familial devient accessible à l'enfant, à condition d'être coupée en petits morceaux et de rester tendre. Les aliments durs (carotte crue, pomme crue) restent proposés cuits pour limiter le risque d'étouffement.
L'enfant commence à tenir sa cuillère
Entre 10 et 12 mois, beaucoup d'enfants essaient de porter la cuillère à leur bouche seuls, avec plus de nourriture sur le plateau de la chaise haute que dans la bouche les premières semaines. Voir notre comparatif couverts et gobelet d'apprentissage pour les cuillères adaptées à cette étape.
12 mois et plus : l'assiette familiale
Une transition progressive, pas un basculement du jour au lendemain
Après 12 mois, le repas se rapproche de plus en plus de celui du reste de la famille, avec encore quelques ajustements sur le sel, les épices fortes et les textures les plus dures. Le lait reste présent dans la journée, mais en quantité généralement plus réduite qu'avant la diversification.
Le moment où l'équipement change aussi
L'assiette à ventouse et les grandes quantités deviennent souvent moins indispensables vers cet âge, au profit d'une assiette plus proche de la vaisselle classique. Voir notre article quelle vaisselle choisir pour bébé à 1 an pour ce qui change concrètement dans l'équipement à cette étape.
Quels aliments introduire en premier
Légumes et fruits, souvent en premier
Les légumes peu fibreux (courgette, carotte, potiron) et les fruits doux (poire, pomme, banane) figurent souvent parmi les premiers aliments proposés, sans ordre strict imposé : l'essentiel reste d'introduire une variété progressive plutôt qu'une liste figée à suivre dans un ordre précis.
Féculents et protéines, en complément rapide
Les féculents (pomme de terre, riz, pâtes bien cuites) et une petite quantité de protéines (viande, poisson, œuf) rejoignent en général le repas dans les semaines qui suivent les premiers légumes et fruits, plutôt qu'après plusieurs mois d'attente.
Les allergènes : introduction précoce et surveillance
Ne pas retarder les allergènes courants
Les recommandations actuelles orientent vers une introduction des allergènes courants (œuf, arachide, fruits à coque, poisson, gluten) dès le début de la diversification, plutôt qu'un report qui n'a pas montré de bénéfice et pourrait même augmenter le risque de développer une allergie selon les publications les plus citées sur le sujet.
Un aliment nouveau à la fois, en journée
La méthode généralement conseillée consiste à introduire chaque allergène séparément, en petite quantité, plutôt le matin ou le midi que le soir, pour repérer plus facilement une réaction éventuelle et pouvoir consulter rapidement si besoin.
Diversification classique ou DME : ce que ce tableau ne tranche pas
Le même calendrier, deux façons de le remplir
Les âges et les quantités de ce tableau s'appliquent aux deux méthodes : ce qui change, c'est la façon dont la texture est présentée à l'enfant, à la cuillère par un adulte ou directement en morceaux que l'enfant saisit lui-même.
Pour approfondir la méthode DME
Notre guide complet de la diversification alimentaire menée par l'enfant détaille le principe, les signes de préparation à observer, le déroulé d'un repas et la distinction entre réflexe nauséeux et étouffement, un point de sécurité à connaître avant de démarrer quelle que soit la méthode choisie.
Quantités : des repères, pas des obligations
L'appétit varie d'un repas à l'autre
Un enfant peut finir une portion complète un jour et à peine y toucher le lendemain, sans que cela signifie un problème : l'appétit fluctue avec la fatigue, les poussées dentaires ou simplement l'humeur du moment, chez les bébés comme chez les adultes.
Observer les signes de satiété plutôt que le fond de l'assiette
Un enfant qui détourne la tête, ferme la bouche ou repousse la cuillère signale généralement qu'il n'a plus faim, un signal plus fiable que la quantité restée dans l'assiette pour décider d'arrêter le repas.
Le lait pendant la diversification : ce qui ne change pas
Le lait reste l'aliment principal les premiers mois
Qu'il s'agisse de lait maternel ou infantile, le lait reste la principale source nutritionnelle pendant une grande partie de la diversification, les repas solides venant en complément et en découverte des textures plutôt qu'en remplacement immédiat des tétées ou biberons.
Une diminution progressive, pas un sevrage brutal
La quantité de lait diminue en général progressivement à mesure que les repas solides prennent plus de place dans la journée, sans calendrier fixe universel : ce rythme se construit au fil des semaines selon l'appétit de l'enfant pour les aliments solides.
Les erreurs fréquentes autour de ce tableau
Vouloir aller plus vite que l'enfant
Passer trop rapidement à des morceaux plus fermes ou à des quantités plus importantes que ce que l'enfant accepte facilement peut créer des blocages inutiles. Revenir temporairement à une texture plus simple si un enfant semble dépassé reste une option normale, pas un échec de la diversification.
Se fier uniquement à l'âge sans observer les signes de prêt
Deux enfants du même âge peuvent être à des étapes différentes selon leur développement moteur et leur intérêt pour la nourriture. Notre guide DME détaille les signes de préparation à observer (tenue de tête, disparition du réflexe de protrusion) plutôt qu'un âge unique à cocher sur un calendrier.
DME ou cuillère classique : le guide complet pour choisir l'approche et le matériel de chaque étape.
Voir le guide DME →Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande le plus
Comment débuter la diversification alimentaire à 4 mois ?
Un démarrage à 4 mois révolus se décide avec le pédiatre ou la sage-femme qui suit l'enfant, en particulier si l'enfant montre déjà les signes de préparation (tenue de tête, intérêt pour la nourriture). Le repère le plus souvent cité reste plutôt autour de 6 mois.
Quel est le protocole de diversification alimentaire pour un bébé ?
Il n'existe pas un protocole unique mais des repères généralement suivis : un repas test en purée lisse ou en morceaux fondants vers 4 à 6 mois, puis une progression vers plus de repas, plus de texture et plus de quantité jusqu'à l'assiette familiale adaptée vers 12 mois et plus, comme détaillé dans le tableau ci-dessus.
Quel est le menu idéal pour un bébé de 5 mois ?
À 5 mois, si la diversification a déjà démarré, le menu se limite en général à un seul repas test, une purée lisse de légume ou de fruit à raison de quelques cuillères à café, en plus des tétées ou biberons habituels qui restent l'essentiel de l'alimentation à cet âge.
Pourquoi ne pas commencer la diversification à 4 mois ?
Certains parents attendent volontairement au-delà de 4 mois parce que le système digestif et les capacités motrices de l'enfant (tenue de tête, disparition du réflexe de protrusion) sont souvent plus prêts un peu plus tard. D'autres démarrent dès 4 mois révolus avec l'accord du pédiatre : les deux approches existent selon le développement de chaque enfant.
Existe-t-il un tableau de diversification alimentaire de l'OMS ?
L'Organisation mondiale de la santé publie des repères généraux sur l'alimentation du nourrisson plutôt qu'un tableau détaillé semaine par semaine. Le tableau de cette page reprend des repères d'âge et de texture couramment cités, à confronter aux recommandations suivies dans votre pays et par votre pédiatre.
Peut-on télécharger ce tableau de diversification alimentaire en PDF ?
Cette page présente le même contenu qu'un tableau imprimable : vous pouvez l'imprimer directement depuis votre navigateur (Ctrl+P ou Cmd+P) pour le garder sous la main. Ce site ne propose pas de fichier PDF séparé à ce jour.
Le tableau change-t-il si bébé est allaité ?
Non. Le mode d'allaitement, sein ou biberon, ne change pas les repères d'âge, de texture ou de nombre de repas solides. Le lait reste l'aliment principal les premiers mois dans les deux cas, en complément des repas solides qui se mettent en place progressivement.
Quelle quantité de purée donner à 6 mois ?
Vers 6 mois, une quantité de l'ordre de 2 à 6 cuillères à soupe par repas reste un repère courant, à ajuster selon l'appétit de l'enfant. Un enfant qui en demande moins ou plus que cette fourchette n'est pas anormal : l'appétit varie fortement d'un enfant à l'autre.
Faut-il suivre le tableau à la lettre ?
Non. Ce tableau donne des repères d'âge, de texture et de quantité généralement observés, pas un protocole obligatoire. Le rythme réel dépend de l'appétit, du développement moteur et de l'intérêt de chaque enfant pour la nourriture, à ajuster si besoin avec un professionnel de santé.
Quand passer de la purée aux morceaux ?
Le passage aux morceaux se fait généralement entre 6 et 9 mois en diversification classique, souvent plus tôt et plus directement en DME où les morceaux entiers sont proposés dès le premier repas. Le signal principal reste la capacité de l'enfant à gérer une texture plus ferme sans s'étouffer, à observer progressivement plutôt qu'à un âge fixe.